Information générale

L’Histoire de la Calédonie

- De 1200 avant J.-C. à 200 après J.-C., la période de Koné :
— Les premiers habitants arrivent en Nouvelle-Calédonie. Ce sont des Austronésiens originaires d’Asie du Sud-Est (Chine du Sud, Taïwan) qui étaient partis à la conquête du Pacifique à bord de pirogues à balancier. Installés d’abord sur les littoraux de la Grande Terre, ces hommes perpétuent leurs traditions et leurs croyances : poterie Lapita et culture de l’igname notamment.

- Du III° au XVIII° siècles, la période de Naïa-Oundjo :
— Avec la croissance démographique, les hommes se sédentarisent et s’installent dans les vallées afin d’y cultiver des tubercules comme le taro. La société kanak se structure et s’organise autour de l’igname, de l’ancêtre, de la terre et du chef.

- XVIII° siècle :
— En 1774, le navigateur James Cook, en route vers la Nouvelle-Zélande à bord de son navire « La Résolution », découvre une vaste île qu’il nomme « Nouvelle-Calédonie » en hommage à l’ Ecosse. Il jette l’ancre dans la baie de Balade sur la Côte nord-est du pays. Son journal de bord décrit les premières rencontres avec les habitants mélanésiens de l’île.

— Puis, le roi de France, Louis XVI, envoie entre 1785 et 1788, le comte de La Pérouse explorer le Pacifique, les côtes amércaines et asiatiques. Son navire, L’Astrolabe, fit naufrage en 1788, au récif de Vanikoro aux îles Salomon.

- 1853 :
— L’Amiral Febvrier-Despointes prend possession de la Nouvelle-Calédonie, le 24 septembre 1853 au nom de l’Empereur Napoléon III. A cette époque on estime la population à 50 000 Kanak et à quelques centaines d’Européens.

— A la même période, la découverte de grands gisements miniers avec d’importantes mines de cuivre, de cobalt et de nickel est à l’origine du développement économique.

- 1887 :
— La III° République, met en place dans ses colonies le Code de l’Indigénat. Les mesures prises sont en vigueur de 1887 à 1946. Il s’agit pour le gouvernement colonial de mieux encadrer le monde kanak : établissement d’une liste officielle de tribus et de chefs nommés par le Gouverneur de la NC, instauration de onze interdictions, paiement d’un impôt de capitation, délimitations et cantonnement des tribus, et travail obligatoire.

- 1864 :
— La Nouvelle-Calédonie dévient une colonie pénitentiaire. Elle accueille des transportés, des déportés et des relégués. La plupart d’entre eux décident de rester à l’issue de leur peine. Ils obtiennent de l’administration pénitentiaire et coloniale des concessions de terre. Ces "bagnards" ont aussi participé à la mise en valeur de la colonie avec l’agriculture et l’élevage.

- 1853-1926 :
— Le gouvernement français décide d’engager une colonisation libre afin de peupler la NC. Des colons viennent librement s’installer. En 1894, le décret sur l’immigration du gouverneur Feillet permet un développement de la colonisation libre (les "colons Feillet"). Cette politique provoque aussi une immigration en provenance par exemple de Java. La plupart des immigrés , travailleurs sous contrat, sont embauchés alors dans des mines nouvellement ouvertes et s’installent dans le pays, d’où une diversité culturelle.

- 1917 :
— Après une première révolte kanak en 1878 qui éclate dans la région de La Foa avec le chef Ataï, une seconde révolte a lieu en 1917. Les Kanak sont mécontents des contraintes liées au cantonnement et à l’interdiction de certaines traditions.

- La Seconde Guerre mondiale :
— La guerre de 1939-1945 est un tournant décisif dans l’histoire de la Nouvelle-Calédonie qui devient la base arrière des Alliés dans le Pacifique Sud-ouest (Etats-Unis, Australie et Nouvelle-Zélande). A partir de 1943 près million d’Américains sont postés sur l’île. Ils y apportent l’ abondance de produits et le goût de la consommation, c’est ainsi que la Nouvelle-Calédonie fait ses premiers pas dans le XX° siècle.

- 1946 :
— La Constitution française de la IV° République reconnaît et garantit aux Kanak un statut de droit particulier leur permettant de préserver la coutume. La Nouvelle-Calédonie devient un Territoire d’Outre-Mer (TOM) et sort d’un régime colonial, les Kanak deviennent citoyens français et obtiennent le droit de vote.

- Les années 1980 et 1990 :
— Après une période de difficultés symbolisée par les "Evénements" entre 1983 et 1988, le dialogue entre les différentes communautés évolue.
Les "Accords de Matignon" sont signés en 1988 entre les représentants de la Nouvelle-Calédonie, Jacques Lafleur, Jean-Marie Tjibaou et le premier ministre français Michel Rocard.
— Depuis, la Nouvelle-Calédonie connaît un essor économique exceptionnel alors que les contrastes sociaux et spatiaux se creusent.
— La provincialisation est mise en place (Province Nord, Sud et Iles) et la politique de rééquilibrage devient un enjeu important afin de permettre au Nord de la Grande Terre de se développer.

- Depuis 1998 :
— L’Accord de Nouméa, ratifié par le référendum du 8 novembre 1998, offre à la Nouvelle-Calédonie une plus grande autonomie, qui est alors dotée de nouvelles institutions qui reçoivent progressivement des compétences transférées de l’Etat :
— le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie
— le Congrès de la NC qui vote des délibérations et des "Lois du pays".
— le Sénat coutumier
— le Conseil Economique et Social
— Aujourd’hui, l’avenir politique et social repose sur le développement économique et notamment sur les deux principaux projets miniers (l’usine du Sud à Goro et l’usine du Nord à Koniambo).

Mise à jour : 24 juillet 2009

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